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BILAAM, LA REVELATION           
MESSIANIQUE ET ISHMAEL
 
La parachat Balaq recèle un paradoxe: elle tourne autour de deux personnages ennemis d’Israel qui ont juré son élimination physique et spirituelle, et néanmoins nous voyons apparaître des bénédictions qui serviront Israël tout au long de sa longue histoire[1]; plus encore: c’est la seule paracha de la Torah qui parle de façon aussi claire de la fin des temps, de la révélation du Messie: ”Je le vois, mais ce n’est pas encore l’heure; je le distingue, mais il n’est pas proche: un astre s’élance de Jacob, et un sceptre surgira du sein d’Israel, il écrasera les sommités de Moav et renversera tous les enfants de Seth. Edom sera sa proie et Seir sera la proie de ses ennemis: et Israel triomphera” (Bamidbar, 24, 17-18). Il y a bien dans la Torah d’autres essais de révélation de la fin des temps, mais ces tentatives seront avortées. Ainsi, dans la paracha Vayehi, Jacob, sur son lit de mort, est sur le point de livrer à ses enfants réunis le secret de la fin des temps. Mais subitement, l’esprit divin s’éloigne de lui (Genèse, 49, 1 et Rachi sur ce verset: “Jacob voulait leur révéler la fin des temps, mais la Chekhina s’est retirée de lui, et il a prononcé d’autres paroles). Moïse, également avant sa mort, nous parle de la fin des temps dans le cantique Haazinou, mais aucun détail n’émerge de ce chant; cette révélation restera purement allégorique[2]. Il n’y a donc guère que Bilaam, prophète impie parmi les impies, pour nous révéler de façon plus ou moins claire la fin des temps et la révélation messianique. Pourquoi cela? Nos maîtres nous en donnent l’explication: “Que disparaissent les calculateurs de la fin des temps” (Sanhédrin 97b). Ils savaient en effet que l’Histoire ne faisait que commencer, et qu’elle durerait six mille ans, comme nous le dit le Talmud: “Le monde durera 6000 ans et sera détruit lors du septième millénaire” (Sanhédrin 97a)[3]. Les sages du Talmud ont rédigé ces écrits entre le premier et le cinquième siècle de l’ère commune, près de deux mille ans avant la rédemption. Alors, pourquoi révéler un avenir si lointain, au risque de provoquer le désespoir parmi le peuple? Les justes de chaque génération depuis Avraham connaissaient ce calcul, mais respectaient l’interdit; aussi aucun grand d’Israël n’ a dévoilé de façon claire la fin des temps[4]. Il n’en est pas de même pour Bilaam. Il est certes prophète, il peut donc entrevoir la fin des temps, mais étant étranger à Israël, il ne se sent pas lié par l’interdit de la révélation de la fin des temps. Ce n’est donc pas un hasard (il n’y en a évidemment aucun dans le monde, a fortiori dans la Torah) si la paracha qui parle de la fin des temps est celle de Balaq et Bilaam, étrangers et ennemis d’Israël.
 
Ainsi, Bilaam “voit” le messie, mais il sait que le moment de sa révélation est très lointain. Ce moment se caractérisera par la suprématie d’Israël sur ses ennemis; sont mentionnés dans les versets Moav, Seth, le Qénéen, Assur et Amaleq, appelé ici le “premier des peuples”( 24, 20). Mais malgré cela, Amaleq est voué à la perdition. Etrange destinée, que d’être, comme Israël, le premier des peuples[5], et néanmoins de finir à l’anathème. Pourquoi cela? Parce qu’Amaleq représente l’exact opposé, le négatif d’Israël. Tout comme la fonction ontologique d’Israël est d’être le porte-parole de la Présence Divine dans le monde et d’y faire régner le Bien, de la même façon, mais en négatif, le rôle d’Amaleq est d’effacer jusqu’au souvenir même de cette Présence. Amaleq représente donc l’archétype de l’ennemi d’Israël, dont le but n’est rien d’autre que de faire disparaître cette nation. Ainsi, à chaque génération, celui qui se vouera à l’annihilation d’Israël pourra être considéré comme Amaleq, même s’il ne fait pas partie ethniquement de ce peuple, qui est, comme on le sait, le petit-fils d’Esau. Les textes fondamentaux nous apportent plusieurs preuves de l’ubiquité d’Amaleq. Ainsi le Zohar nous dit qu’il faut voir dans les lettres des noms de Bilaam et Balaq le nom d’Amaleq (et de Bavel). Or il n’existe aucun lien de parenté entre ces deux personnages de notre paracha et Amaleq. Le Talmud de Jérusalem va encore plus loin. A propos d’Haman, présenté dans le livre d’Esther comme l’archétype du génocideur d’Israël, le texte nous dit qu’il est le descendant du roi Agag, lui-même issu d’Amaleq; or il n’en est rien, nous dit le Talmud de Jérusalem (Yévamot chapitre 2): il est lié à Amaleq non pas par le sang, mais parce qu’il est “le persécuteur des juifs”. Ainsi Amaleq correspond davantage à la typologie du mal personnifié, plutôt qu’ à une ethnie définie. Chaque peuplade qui décidera de persécuter les juifs “s’habillera” de la dimension Amaleq, du mal. C’est ce que nous explique le Ramhal lorsqu’il écrit:” Sache qu’Amaleq provient du serpent qui a introduit en Eve le mal... Et ce mal est passé par Esau pour se concentrer chez Amaleq... La Torah fut donnée à Israël pour annuler la force du serpent et d’Amaleq... Et sache que le mal a comme côté gauche Esau et comme côté droit Ishmael”[6]. Nous voyons que le mal n’est pas limité à une peuplade déterminée (il s’agirait alors d’une forme de racisme) mais corrrespond plutôt à une entité cosmique qui se dresse contre la sainteté. Cette entité n’est pas indépendante de la souveraineté divine[7], mais provient de la nécessité de la séparation entre D.ieu et le monde qu’Il crée. En effet, qui dit création dit séparation entre le Créateur et la créature; de cette séparation entre le Bien Infini et ce qui n’est déjà plus complètement bien (puisque séparé de Lui) va naître la possibilité du mal. Ce mal ontologique, présent dès le début de la création, pourra soit rester à l’état de potentialité, soit devenir réalité: cela dépendra du choix de l’homme. Puisque D.ieu a décidé de faire de l’homme son associé dans l’histoire du monde, ce dernier doit posséder le libre arbitre pour pouvoir choisir entre le bien et le mal, et ainsi amener le monde vers le bien . Ce cheminement vers le bien ne peut pas être le produit d’une obligation imposée par D.ieu, car alors l’homme ne serait pas à l’image de D.ieu, créateur lui aussi. Il faut donc qu’il ait l’option du mal face à lui, pour pouvoir opter de façon active, consciente, vers le bien. Ce mal ontologique, premier, est à l’état virtuel chez l’homme, et est représenté par le serpent au Gan Eden. Il dépendra de l’homme de repousser ce mal, de ne pas consommer de l’arbre défendu, pour pouvoir rentrer parfait dans le Shabbat. Mais la décision d’Adam fut toute différente... et c’est ainsi que nous devons pendant six mille ans lutter contre le mal, représenté au cours des siècles par tous ceux qui avaient juré l’annihilation du peuple porteur de la lourde responsabilité d’être le porte-parole de Dieu, peuple théophore, pour reprendre l’expression du Rav Léon Askénazi (Manitou).
 
A la fin de son oracle, Bilaam profère un verset très énigmatique: ”Hélas! Qui peut vivre quand D.ieu ne l’a pas voulu?” (24, 23).En hébreu l’expresion est: “Mi soumou el”; le Midrach de Rabbi Eliezer nous révèle le secret de ce verset. Du fait que le nom de D.ieu y apparaît (El), il n’existe, à part Israël, qu’un seul peuple qui porte dans son nom celui de D.ieu: Ishmael (Ishma-El: D.ieu entendra). Le verset fait donc allusion à Ishmael, et il faut le lire de la façon suivante: “Malheur à celui qui vivra à l’époque où Ishmael dominera!”[8]. Et le Midrach d’ajouter, dans un élan prophétique d’une justesse inouie: “Ishmael, à la fin des temps fera quinze choses sur la terre d’Israël: le mensonge dominera... ils construiront un bâtiment sur le Temple... ils feront trois guerres contre Israël... et alors le Messie fils de David arrivera”. Ce texte fut écrit il y a près de deux mille ans...
D.ieu nous envoie cette dernière épreuve avant la venue du Messie fils de David pour que nous criions notre douleur et notre espoir vers Lui. C’est le rôle d’Ishmael: faire entendre à D.ieu les prières d’Israël monter vers
Lui.
 
[1] Telles “ Qu’elles sont belles tes tentes, ô Jacob” que les Juifs ont pris l’habitude de prononcer en rentrant à la synagogue
 
[2] Il y a bien un verset qui annonce la rédemption finale, mais il reste volontairement énigmatique:” D fera droit à son peuple; à nouveau, il prendra ses serviteurs en pitié, lorsqu’il verra que s’épuise sa force, qu ‘il est sans appui, sans secours” (Deutéronome, 32, 36). Il faudra le commentaire de Ramban pour nous expliciter le sens caché de ce verset concernant la Gueoula.
 
[3] Il ne faut pas entendre ici une destruction physique de notre monde, mais plutôt un changement radical de nos repères habituels, une modification telle que notre mode de vie actuelle sera totalement bouleversé, détruit. Les sages font allusion ici au Messie. Voir Maharal Netzah Israël)
 
[4] D’après Ramban, cet interdit était valable du temps de la Michna et de la Guemara.” Mais, écrit-il dans son Sefer Hagueoula- 4ième portique- maintenant que nous sommes à la fin des temps, cet interdit n’a plus lieu d’être”! Ramban écrivait déjà cela au 13 ième siècle!
 
[5] Le Midrach nous enseigne, à propos du premier verset de la Torah, qu’ Israël, comme la Torah, est appele rechit, premices.
 
[6] Ramhal Kinat Hachem Tsevaot, deuxième partie, paragraphe “Amaleq”, Editions Sifriati par le Rav Friedlander, p 106.
 
[7] Si c’était le cas, on tomberait alors dans une religion dualiste où il existe le dieu du bien et le dieu du mal, comme par exemple la religion de Zarathoustra.
 
[8] Pirké dé Rabbi Eliezer, chapitre 30, p 102, Edition Eshkol. Voir aussi la traduction en français aux Editions Verdier.
 
 
 

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